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galet ATD QUART MONDE - Un combat radical contre la misère

Rencontre avec Bruno Tardieu

Dans le cadre de nos rendez-vous : Epistémologie du témoignage, nous vous invitons à une rencontre avec Bruno Tardieu, auteur du livre « Quand un peuple parle : ATD Quart Monde, un combat radical contre la misère ». Une phrase lui appartenant avait alors attiré notre attention : « Les pauvres ne sont pas le problème, mais la solution ». Qu’entendait-il par cela ?

Éradiquer la pauvreté d’ici à 2030, tel était l’objectif phare fixé fin septembre 2015 par les Nations unies, qui soulignaient alors que le nombre de personnes vivant en situation d’«  extrême pauvreté  » avait été divisé par deux depuis 1990, passant de 1,9 milliard à 836 millions en 2015. Un progrès qui s’accompagnait d’une explosion des inégalités entre plus riches et plus pauvres, et n’éteignait en rien l’urgence d’agir.

Dans son ouvrage « Quand un peuple parle », Bruno Tardieu nous rappelle certains chiffres et quelques postulats : « Six millions de personnes, dont trois millions d’enfants, meurent de faim chaque année dans le monde, selon le ­Programme alimentaire mondial. C’est l’équivalent d’un Holocauste annuel. En France, un cadre de 35 ans peut espérer vivre dix-huit ans de plus qu’un chômeur du même âge. Cet écart s’est même creusé. Les statistiques peuvent être utiles. Elles permettent par exemple, de ­démontrer que la précarité pouvait être un critère de discrimination à l’emploi. Mais le risque à parler uniquement de la misère au travers les chiffres, c’est de la banaliser, de «  chosifier  » les pauvres, et d’éviter de poser la question des causes profondes de la pauvreté, de notre propre responsabilité.

Le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde, a eu le mérite d’avoir sans cesse montré que la pauvreté matérielle était une conséquence des relations humaines, du mépris des hommes pour les hommes et d’un rapport social. Il s’agit d’un processus «  d’exclusion sociale  » et non d’un état de fait. Il répétait souvent  : «  La misère n’est pas une fatalité. Elle est l’œuvre des hommes et seuls les hommes peuvent la détruire.  »

En développant la notion d’exclusion sociale, le père Wresinski souhaitait en finir avec l’idée que les pauvres sont des «  cas sociaux  ». Or, cette expression est revenue sur le devant de la scène avec une très grande violence, ces dernières années ».

Vous l’aurez compris, cette rencontre ne sera en rien anodine. En effet, et fort de son expérience, de ses convictions, de ses propositions, Bruno Tardieu - figure du mouvement – nous invite à imaginer ensemble comment chacun, chacune, travailleur social ou pas, jeunes et vieux, femmes et hommes des villes ou des champs, peut contribuer à dessiner des lendemains chantants et plus équitables.

Venez simplement le rencontrer et partager avec lui et les autres. Après tout, construire ensemble ne suppose qu’une chose : être présent ici et à l’autre.

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Publié le : 13.03.2018 21:45 - Mis à jour le : 20.03.2018 16:09