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galet Assemblée plénière du 31 mars au 3 avril 2009 : l’actualité au coeur du discours d’ouverture

L’assemblée plénière de printemps des évêques de France se tient du mardi 31 mars au vendredi 3 avril à Lourdes. Dans son discours d’ouverture, le cardinal André Vingt-Trois est revenu sur les grands sujets d’actualité en disant : « je ne veux ni dramatiser ni spiritualiser à l’excès ce que nous avons vécu, mais simplement nous inviter à nous situer au niveau de la réalité profonde de l’Église ».

Assemblée plénière des évêques de France du 31 mars au 3 avril 2009 à Lourdes

- Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et Président de la Conférence des Evêques de France. Lire l’intégralité du discours.

- Extrait du discours d’ouverture du cardinal André Vingt-Trois : « Tout au long de ces dernières semaines mouvementées, j’ai souvent pensé à la barque entraînée dans la tempête et aux apôtres qui voyaient dormir Jésus. Le sommeil du Christ leur apparaissait comme une absence et un abandon au moment du danger. Les apôtres lui disent : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ! » Très souvent, ce cri est monté à mes lèvres. J’avais sans doute besoin de m’entendre dire : « Pourquoi avez-vous si peur ? N’avez-vous pas encore de foi ? ». En vous partageant cette prière, je ne veux ni dramatiser ni spiritualiser à l’excès ce que nous avons vécu, mais simplement nous inviter à nous situer au niveau de la réalité profonde de l’Église ».

Evoquant la levée des excommunications des évêques de la Fraternité Saint Pie X

« Si, au cours des siècles, les coups de vent ne lui ont jamais manqué, ils ont été particulièrement violents ces temps derniers. La préparation insuffisante de la levée des excommunications qui confrontait subitement le Pape au négationnisme de Mgr Williamson, l’annonce du décret avant que les évêques en fussent informés, étaient des dysfonctionnements évidents des services concernés. En votre nom, j’ai écrit au Pape. (...) Tous, nous avons exprimé notre attachement fidèle au Pape et notre rejet de l’antisémitisme dont Mgr Williamson était l’expression la plus affreuse. (...) Comme le Pape, nous avons tous manifesté notre attachement à nos relations cordiales avec la communauté juive ». (...)
Mais déjà nous pouvons adresser au Saint Père l’expression de notre reconnaissance pour sa lettre personnelle adressée aux évêques, pour la confiance qu’elle exprime et pour l’exemple qu’elle nous donne. Dans ce moment où l’on assiste à un déchaînement de haine contre la personne de Benoît XVI, nous voulons lui dire collégialement notre affection et notre communion profonde. Au moment de l’épreuve, les évêques de France ne font pas défaut au Pape. Tous l’ont dit à plusieurs reprises au cours de ces semaines et nous le répétons volontiers aujourd’hui".

Au sujet de l’excommunication au Brésil

"La tendance des médias, et donc de l’opinion publique, à nourrir leurs réactions de polémiques plus que d’informations rendait inévitable le déclenchement d’une campagne de presse dans laquelle les inexactitudes n’ont guère troublé les experts en déontologie. (...)
Nous en avons un autre exemple avec la question douloureuse de l’excommunication de Recife. Toute l’affaire fut médiatisée sans apporter aucune information critique sur ce qui s’est réellement passé, aucun éclairage ni sur les circonstances particulières, ni sur l’enjeu politique au Brésil et les groupes partisans qui s’en sont emparés. Il va sans dire, mais il va encore mieux en le disant, que nous avons tous pris part à la souffrance de cette petite fille et de sa mère, souffrance malheureusement partagée par beaucoup d’enfants et de familles au Brésil. Nous pouvons avoir un jugement pastoral différent de celui de l’archevêque de Recife et le dire. Mais nous le faisons en respectant et cet évêque et la Conférence épiscopale brésilienne et sa prise de position courageuse".

A propos des propos du pape en Afrique

« Nous avons encore eu un ouragan médiatique avec l’affaire montée à partir des propos du Pape dans l’avion qui le menait au Cameroun. La polarisation exclusive sur la question du préservatif a occulté tout le reste des propos du Pape sur la responsabilité humaine dans les relations sexuelles, sur le sida, ses paroles de compassion, sa demande de la gratuité des thérapies pour l’Afrique etc. Les discours importants prononcés par le Pape quand il a fait appel à des changements réels et profonds dans la vie publique et quand il a dénoncé une violence endémique ont été effacés. Les premiers intéressés, les Africains, évêques, hommes d’état et simples citoyens, ne se sont pas privés de dire ce qu’ils pensaient de cette campagne médiatique venue d’ailleurs. L’accueil réservé au Pape par les Africains suffisait à en témoigner ».

Sur la révision prochaine des lois dites de « bioéthique

« En France, la révision prochaine des lois dites de « bioéthique » pour laquelle nous avons engagé un travail de plusieurs années ne saurait laisser personne indifférent. Nous ferons le point sur les démarches entreprises en vue des Etats généraux en cours. Sans prétention déplacée, il semble que les décisions qui seront prises chez nous auront un certain retentissement en Europe. Nous ne devons pas céder à la surenchère des lobbies qui cherchent à provoquer le basculement des décisions transgressives d’un pays à l’autre. Le bonheur des hommes n’est pas la somme des plus petites exigences ramenées à un commun dénominateur. Légiférer en ce domaine ne saurait consister à s’aligner sur les pays les plus permissifs ».

- Sept nouveaux évêques à l’Assemblée Plénière d’avril 2009
- Assemblée plénière : Quelle est sa mission ? Qui la compose ?




Publié le : 30.03.2009 13:22 - Mis à jour le : 01.12.2010 11:39