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galet Bienheureux Louis et Zélie Martin : Les saints de l’ordinaire, des saints pour notre époque

Bienheureux Louis et Zélie Martin : Les saints de l’ordinaire, des saints pour notre époque

Retour sur la vie de Louis et Zélie Martin, béatifiés le 19 octobre 2008 à Lisieux, qui furent aussi les parents de Sainte Thérèse.

Un jour, Zélie, 27 ans, croisant un jeune homme sur un pont, perçoit une parole intérieure : « C’est celui-là que j’ai préparé pour toi ». Ils se marient le 13 juillet 1858, trois mois après leur première rencontre. Le foyer accueille 9 enfants : « Nous ne vivions plus que pour nos enfants, c’était tout notre bonheur et nous ne l’avons trouvé qu’en eux », écrira Zélie. Louis Martin, pour aider Zélie débordée par le succès de son entreprise de dentelles, abandonne l’horlogerie. Louis excelle dans la partie commerciale et augmente considérablement les bénéfices de l’entreprise. Avec cela, les époux Martin font partie de plusieurs associations de piété : Tiers-Ordre de Saint-François, adoration nocturne, etc. L’éducation des enfants est à la fois joyeuse, tendre et exigeante. Après la mort de leur mère, les plus jeunes filles seront confiées aux Bénédictines de Notre-Dame du Pré, et Louis saura leur ménager des distractions : séances théâtrales, voyages à Trouville, séjours à Paris… Les parents Martin accueillent les vocations de leurs filles comme un don de Dieu, à respecter, guider et accompagner. « Vous, parents, rendez grâces au Seigneur s’Il a appelé l’un de vos enfants à la vie consacrée », a écrit le Pape Jean-Paul II. Les épreuves balaient aussi la famille : trois enfants meurent en bas âge, dont les deux garçons. Puis c’est le décès brusque de Marie-Hélène, à 5 ans et demi. Fin 1876, Zélie ressent les premiers symptômes d’un cancer du sein, inopérable. Vaillamment, Zélie fait face jusqu’au bout. Elle meurt le 28 août 1877. Louis Martin, affligé d’artériosclérose, est victime d’une crise de délire qui nécessite son internement à l’hôpital du Bon-Sauveur de Caen. Lorsque ses jambes sont atteintes de paralysie, en mai 1892, on le ramène à Lisieux. Il s’éteint doucement à la suite d’une crise cardiaque, le 29 juillet 1894. Les reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin parcourront notre diocèse du 29 septembre au 10 octobre 2010. Ce peut être l’occasion pour nous de méditer sur ces quelques étapes phares de leur vie. Ce couple de Bienheureux nous offre un modèle de sainteté ordinaire et l’Eglise nous propose de solliciter leur intercession avec foi et confiance.

Alexis et Judith Caillat, Claire Chassang

- Biographie : Louis et Zélie Martin, les saints de l’ordinaire, par Hélène Mongin, éd.de l’Emmanuel.

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Bienheureux Louis et Zélie Martin (photo internet)

Les reliques Qu’est-ce que des reliques ?

Les reliques corporelles sont des ossements qui doivent être recueillis en un seul lieu, sans être divisés, "afin que l’on comprenne bien qu’il s’agit de restes de corps humains". Leur authenticité est bien sûr capitale et ne doit être entachée d’aucun doute.

Pourquoi vénérer des reliques ?

Le Concile Vatican II a rappelé que "selon la Tradition, les saints font l’objet d’un culte dans l’Eglise". Le mot tradition n’est pas trop fort, puisque déjà, les premiers chrétiens se réunissaient, en famille, autour des tombes des martyrs, pour se souvenir d’eux.

La dévotion accordée aux reliques se poursuit donc de nos jours, que ce soit à l’occasion de grandes fêtes religieuses, d’ostensions, comme celle du Saint Suaire que nous venons de vivre, mais aussi au cours de nombreux pèlerinages aux tombeaux des grands saints de nos pays. « Il n’y a pas là de superstition, mais du respect, de l’admiration, le désir de conserver tout ce qui reste d’un homme connu et vénéré. » Lorsqu’on honore les restes d’un grand homme, cela peut sembler juste, comme une reconnaissance. Mais vénérer les restes d’un saint, appelle une démarche de foi. La dévotion accordée aux reliques nous rappellent que notre Eglise est composée d’hommes et de femmes réels, qu’elle fut fondée au long des siècles, et encore de nos jours, sur le sang versé des martyrs et les vies offertes d’une multitude de saints et de saintes, parfois inconnus. Et que, par leur intercession si efficace et si douce, nous sommes appelés à être nous aussi, comme le disait Saint Pierre "des pierres vivantes".

Benoît XVI, dans cet extrait du discours aux jeunes des JMJ de Cologne le 20 août 2005 :

"Les reliques nous conduisent à Dieu lui-même : en effet, c’est Lui qui, par la force de sa grâce, donne à des êtres fragiles le courage d’être ses témoins devant le monde. En nous invitant à vénérer les restes mortels des martyrs et des saints, l’Eglise n’oublie pas qu’il s’agit certes de pauvres ossements humains, mais d’ossements qui appartenaient à des personnes visitées par la puissance transcendante de Dieu. Les reliques des saints sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde, manifestant que le règne de Dieu est au-dedans de nous. Elles crient avec nous et pour nous : « Maranatha » – « Viens Seigneur Jésus »."


-  A SAVOIR : Les reliques des Bienheureux Louis et Zélie Martin ont parcouru notre diocèse du 29 septembre au 10 octobre 2010.





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Publié le : 29.09.2010 10:57 - Mis à jour le : 09.11.2010 13:34