Accueil > Le diocèse > Carnet officiel : les prêtres et diacres qui ont rejoint le Père
Chaîne d’Adoration eucharistique continue pour le diocèse

Don en ligne

Rejoindre le Monastère Invisible

galet Décès du père André Mounier

Survenu le 8 juillet 2014, à l’âge de 90 ans.

Saint-Etienne – Roanne
Frère Jean Mounier : son frère,
Ses neveux et nièces Mounier/Ploton, leurs enfants et petits-enfants,

Mgr Dominique Lebrun,
Les prêtres du diocèse de Saint-Etienne,
Vous font part du décès de l’abbé André Mounier,
le 8 juillet 2014, à l’âge de 90 ans.

Une veillée de prière a eu lieu le vendredi 11 juillet à 18 heures et ses funérailles le samedi 12 juillet à 9 h 30 à l’église Saint Pierre Saint Paul de la Rivière (Saint-Etienne)

« Serviteur bon et fidèle entre dans la joie de ton Seigneur  » Mt 25,21.

Homélie

Célébration des obsèques du père André Mounier
Samedi 12 juillet 2014
Eglise Saint Pierre – Saint Paul La Rivière – Saint-Etienne

1 Jn 12, 3, 14.16-20 ; Ps 22
Jn 12, 24-28

Homélie

« Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toute chose » (1 Jn 3, 20).
C’est pourquoi nous ne jugeons pas. Nous rendons grâce ou nous demandons pardon mais nous ne jugeons pas. Nous disons merci ou pardon. Les deux en essayant de ne pas avoir de réserve. Juger, c’est se préparer à condamner, c’est garder en réserve la possibilité de la coupure, de la séparation. Ce n’était pas compatible avec le sourire du Père ANDRE MOUNIER. Je l’ai consulté une ou deux fois au début où j’étais évêque. J’ai vite compris que je n’aurais que des paroles de bienveillance. J’ai eu la joie de demander pardon au Père ANDRE MOUNIER en me confessant à lui, là aussi obtenant des paroles de bienveillance. Il aura ainsi servi deux évêques successifs.

Dieu est plus grand que notre cœur, et voilà que les chrétiens croient que Dieu s’est fait homme. Nous croyons que nous venons d’entendre sa Parole avec nos oreilles et notre cœur d’humain. Mais il y a dans notre cœur une résonnance qui vient de loin et part encore plus loin. « Nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères » (3, 16). Cette phrase dite, écrite il y a 2000 ans nous touche particulièrement en pensant à votre frère, votre oncle, votre parrain, à notre prêtre. Il a donné sa vie. « Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, JESUS, a donné sa vie pour nous » (3, 16). Il a donné sa vie à la suite de JESUS. Cette Parole me touche en pensant à sa mission de prêtre. Vous le rappeliez hier soir, de manières différentes. La messe était, chaque jour, le centre de sa vie : Ceci est mon corps livré, a-t-il dit chaque jour. En vacances, jeune prêtre, il se rendait tôt à l’église pour célébrer et entraîner ses neveux pour la lui servir, avant, il est vrai, un bon petit déjeuner à la cure ; au soir de sa vie, il est venu tant qu’il a pu à la messe quotidienne à la résidence. Souffrant de ne plus pouvoir y participer physiquement, restant bien uni à JESUS, par MARIE. Le chapelet n’était pas loin quand j’allais le voir. Nous l’avons prié ensemble.

André est passé en faisant le bien, s’intéressant et rejoignant votre vie. Il vous a encouragé dans les études ; il vous a accueilli avec REGINE et LOUIS. Et puis, vous nous le confiez hier soir, il vous a transmis des fraisiers - je crois qu’il y en a qui continue à produire chez l’une d’entre vous au moins. N’est-ce pas le moment où, chacun, nous pouvons nous demander : qu’est-ce que je recueille pour ma vie d’ANDRE MOUNIER ? Sa foi ? Son amitié ? Sa joie ? Sa fidélité à sa vocation sacerdotale ? « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Cette phrase de JESUS le concerne en premier. Ressuscité, il a donné beaucoup de fruits. Mais, nous le savons, la mort du corps accompagne aussi la fin de notre lutte contre le Mal, la souffrance et aussi contre notre péché.

En mourant, JESUS a ouvert les portes de la miséricorde de Dieu. L’amour a trouvé son chemin dans le cœur de l’homme pourtant atrophié par son propre péché. Oui, notre cœur est plus petit que Dieu mais Dieu a trouvé le chemin pour y faire sa demeure, aussi incroyable que cela puisse paraître. Dieu nous demande un « oui » de serviteur et il se charge de le transformer en une vie nouvelle : Si quelqu’un veut me servir qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur (Jn 12, 26).

Merci, Père ANDRE MOUNIER, d’avoir été un serviteur de JESUS, un serviteur de son Eglise, un serviteur de notre humanité.

+ DOMINIQUE LEBRUN





Version imprimable de cet article Version imprimable


Publié le : 21.07.2014 10:11 - Mis à jour le : 30.07.2014 08:15