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galet Mgr Dominique Lebrun : Homélie du 16 mars 2013

L’Eglise est comme la femme pécheresse, mais elle est toujours appelée à se purifier.

Onzième dimanche du temps ordinaire
Messe à la cathédrale Saint-Charles - Dimanche 16 juin 2013

2 S 12, 7-10.13 ; Ps 31
Ga 2, 16.19-21 ; Lc 7, 36-50

Homélie

Une femme de la vile, une pécheresse… apportait un vase précieux plein de parfum (Lc 7, 36-37).

Frères et sœurs, qui est cette femme ? Elle ne porte pas de nom mais elle n’a d’yeux que pour JESUS. Elle est pécheresse mais elle sait que son Sauveur est JESUS. Elle pleure à cause de ses nombreux péchés … mais elle pleure aussi de joie car elle sait que ses péchés sont déjà pardonnés par JESUS. Et tout en pleurant, elle embrasse les pieds de JESUS. Qui est cette femme qui aime Jésus ?

Frères et sœurs, qui est cette femme sinon l’Eglise ? Oui, l’Eglise est pécheresse. Le Bienheureux JEAN-PAUL II nous a appris à nouveau à demander pardon ensemble. Oui, l’Eglise est faite de pécheurs. Savons-nous suffisamment nous mettre au pied de JESUS pour recevoir son pardon et entendre de la bouche du prêtre en son nom : Tes péchés sont pardonnés … ta foi t’a sauvée … va en paix (Lc 5, 48.50) ? Savons-nous embrasser les pieds de JESUS ?

Le Concile l’a dit dans une formule saisissante : L’Eglise est sainte et toujours appelée à se purifier. Il ajoute : Elle poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement (LG 8). Cela est plus que nécessaire dans une époque où elle est battue en brèche, où elle est combattue, où elle est réduite au silence dès qu’elle demande une loi plus juste ou plus vraie, dès qu’elle dit la vérité qui déplaît, un peu comme le pharisien qui ne veut pas entendre les larmes de la pécheresse, ne veut pas voir son amour.

L’Eglise ne peut répondre qu’avec ses propres armes qui sont d’abord la conversion et la pénitence, en somme ce qui sent bon. L’Eglise continuera à proclamer le Christ et l’Evangile ; elle continuera à veiller et prier ; elle continuera à proposer la vérité de l’homme et de la femme ; elle le fera en apportant un vase plein d’un parfum précieux.

L’Eglise porte en elle la bonne odeur du Christ, précieusement comme dans un vase d’argile, dit Saint PAUL (2 Co 4, 7). Devant notre autel, se trouve le vase contenant le saint-chrême, parfum mélangé à de l’huile pour qu’il se conserve et puisse pénétrer, parfum que j’ai consacré dans la sainte semaine.

Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum si précieux sur les pieds (Lc 7, 46).

L’Eglise utilise ce parfum pour oindre ses enfants, les baptisés, les confirmés et ceux qu’elle ordonne prêtre et évêque. Elle le verse non pas sur les pieds mais sur la tête comme JESUS l’aurait attendu du pharisien qui connaissait bien l’onction royale.

En baptisant, en confirmant, en ordonnant, l’Eglise reconnaît et fait de ses enfants de nouveaux « christs ». Elle unit à celui qui est l’oint - le Christ - ses enfants pardonnés pour en faire de nouveaux prophètes, pour que JESUS, l’unique prophète et sauveur, soit notre vie. Comme nous l’avons entendu dans la bouche de Saint PAUL : Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi (Ga 2, 20). Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi, ajoute Saint PAUL (Idem).

Il ne s’agit pas simplement de quelques aspects de notre vie, c’est toute notre vie. C’est pourquoi nous ne pouvons cesser de proposer le Christ et l’Evangile à notre société. Car nous croyons que tous les hommes et toutes les femmes de notre temps ont droit au parfum de l’amour.

Avec les larmes de cœur contrit, avec les larmes de la joie du véritable amour, célébrons JESUS mort et ressuscité pour tous ; mettons-nous au pied de JESUS présent sur l’autel, et aimons-le.

+ DOMINIQUE LEBRUN

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Homélie du 16 mars 2013





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Publié le : 17.06.2013 12:20