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galet Pourquoi le pape a t-il choisi le prénom de François ?

Samedi 16 mars 2013, plus de 6 000 personnes venant de 64 pays du monde ont pu rencontrer le Pape François en Salle Paul VI, la salle des audiences générales du Saint-Siège. Parmi les nombreux sujets abordés, le pape a expliqué pourquoi il a choisi le prénom de François.

J’ai choisi François, le nom de mon cœur

"Nombreux sont ceux qui, ignorant pourquoi je me suis appelé François, ont pensé à François-Xavier, à François de Sales et à François d’Assise. Voici les faits : dans la Sixtine j’avais à côté de moi le Cardinal Caludio Hummes, l’ancien Archevêque de Sao Paulo et ancien Préfet de la Congrégation pour le clergé, un grand ami, vraiment un grand ami ! Lorsque les choses sont devenues dangereuses pour moi, il m’a rassuré et encouragé. Et lorsqu’on est arrivé aux deux tiers des votes, et que les cardinaux ont applaudi le Pape élu, cet ami m’a dit en m’embrassant : N’oublie jamais les pauvres ! Ceci s’est imprimé dans mon esprit et j’ai immédiatement pensé au Poverello. J’ai pensé aux guerres, alors que le scrutin reprenait jusqu’à un vote unanime, j’ai pensé à François, l’homme de la paix, l’homme qui aimait et protégeait la nature. Alors que l’humanité a un rapport tellement médiocre avec la création ! Il est l’homme diffusant l’esprit de la paix, l’homme pauvre. Combien je désire une Eglise pauvre pour les pauvres !".

Un cardinal m’a dit : "Tu devrais t’appeler Adrien parce que Adrien VI fut un réformateur. Et nous avons besoin de réformer" l’Eglise. "Un autre de choisir celui de Clément. Mais pourquoi ? Parce qu’en devenant Clément XV tu vengerais l’affront de Clément XIV qui avait supprimé la Compagnie de Jésus". Et "j’ai choisi François, le nom de mon cœur".

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Pape François : "Comme je voudrais une Eglise pauvre !"

De l’explication du nom qu’il s’est choisi à sa vision de l’Eglise et du rôle de la papauté, le pape dessine le profil de son pontificat : simplicité, pauvreté, service de la paix.

« Ce n’est pas le successeur de Pierre qui est au centre » L’audience a également été l’occasion pour le pape François de préciser sa compréhension du ministère pétrinien, au service du Christ et des fidèles. Une interprétation qui prend ses distances avec une vision trop sacralisée du rôle du pape.

« Le Christ est le pasteur de l’Eglise, mais sa présence dans l’histoire passe par la liberté des hommes. L’un d’entre eux est choisi pour le suivre comme son vicaire, le successeur de l’apôtre Pierre. Mais le Christ est le centre. Ce n’est pas le successeur de Pierre mais le Christ qui est le centre de l’Eglise. Il est la référence fondamentale et le coeur de l’Eglise. Sans lui, Pierre et l’Eglise n’existeraient pas et n’auraient pas le Salut, comme Benoît XVI l’a répété plusieurs fois. Le Christ est présent et guide son Eglise. »

« La vérité, la bonté, la beauté » Face à une assemblée composée de plusieurs milliers de journalistes, le pape François s’est également livré à une explication de la nature « spirituelle » de l’Eglise. « Les événements de l’histoire exigent presque toujours une lecture complexe, qui parfois peut comprendre la dimension de la foi. Les événements ecclésiaux ne sont certainement pas plus compliqués que les événements politiques ou économiques, mais ils répondent à une logique qui n’est pas celle des catégories, pour ainsi dire, ‘du monde’, et c’est précisément pour cela qu’il n’est pas facile de les interpréter pour les communiquer à un public vaste et varié. L’Eglise, en effet, bien qu’elle soit assurément une institution humaine historique, avec tout ce que cela comporte, n’est pas de nature politique, mais essentiellement spirituelle : elle est le peuple de Dieu, le saint peuple de Dieu qui marche à la rencontre de Jésus Christ. C’est uniquement en se plaçant dans cette perspective que l’on peut pleinement rendre justice à tout ce que fait l’Eglise catholique. »

Comparant le travail des journalistes à la mission de l’Eglise, il a par ailleurs ajouté : « L’Eglise existe pour communiquer précisément cela : la vérité, la bonté, la beauté ‘en personne’. Il devrait être clair que nous sommes tous appelés non pas à nous communiquer nous-mêmes mais à communiquer cette triade existentielle : la vérité, la bonté et la beauté. »

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Publié le : 16.03.2013 10:27 - Mis à jour le : 25.03.2013 11:47