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Premières impressions de Nathalie Perrussel, coopérante au Burkina Faso

Envoyée par Mgr Dominique Lebrun le dimanche 10 octobre 2010 à la messe de 19 heures à Saint-Louis, Nathalie Perrussel a rejoint le Burkina Faso comme coopérante avec la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération). Durant un an, elle sera formatrice radio au sein de la radio diocésaine de Ouagadougou Ave Maria. Le 5 janvier, le Service de la Mission Universelle de l’Eglise de notre diocèse a reçu de ses nouvelles..
Alors que les frimas de l’hiver se font sentir chez nous, Nathalie Perrussel quant à elle, « rêve de neige et ne pose pas la question de savoir quel temps il fera demain ». Au Burkina Faso, où elle réside depuis le 6 novembre dernier, aucune goutte d’eau n’est prévue avant le mois de mai. C’est sous ce climat constant qu’elle vient de passer les fêtes de fin d’année en présence de sa famille venue la rejoindre pour quelques jours, et avec une pensée pour toutes les personnes qui communiquent régulièrement avec elle via internet.

Facebook : découvrir le Burkina Faso à travers ses yeux
« Nous avons visité les alentours de Ouagadougou et sommes allés voir les crocodiles et les éléphants. Nous avons vu de très beaux villages traditionnels » souligne t-elle en précisant : « j’ai mis quelques photos sur facebook ».
« Ce qui me surprend toujours à Ouaga, c’est l’absence d’enseignes occidentales en dehors des banques et des voitures. Même Mac-Do n’est pas arrivé jusqu’ici. Le Burkina est un pays très pauvre avec malheureusement peu de ressources et un climat difficile. Les habitants n’aiment d’ailleurs pas tellement leur pays et rêve de partir soit en Côte d’Ivoire (sauf en ce moment), soit en Europe. La richesse de ce pays, c’est la gentillesse des personnes qui l’habitent. La rencontre est facile même si parfois la différence culturelle peut compliquer un peu la tâche ».

« Par exemple, les burkinabés ne vous diront jamais qu’il y a un problème car ils ne veulent surtout pas vous contrarier alors j’apprends à lire entre les lignes pour savoir quand j’ai dit ou fait quelque chose qui ne fallait pas. Le Burkina est considéré par les Nations Unies comme un pays à développement humain faible (161e sur 169 à l’indice de développement humain, la France est 14e). Je réalise un peu plus chaque jour à quel point nous vivons, en France, dans le luxe. L’accès à l’eau courante et l’électricité est loin d’être généralisé. Même dans les familles les plus aisées que j’ai rencontrées, en dehors des occidentaux, je n’ai jamais trouvé l’eau chaude, c’est beaucoup trop cher. Et encore je ne vous parle pas des conditions de vie en brousse. 24% de la population n’a pas d’accès facile à l’eau (pompes, sources, puits, fontaine, …) ».
Pour Nath, Natha, Nathou, Tantie Nathalie, grande sœur - ou quelque soit le nom qu’on lui donne là-bas - la découverte ne fait que commencer.