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Événements

24 mai 2020 : Journée Chrétienne de la communication

Date
24/05/2020
Toute la journée
Thématiques

Programme

Dimanche 24 mai 2020,  54ème Journée mondiale des communications sociales

Instituée à l’initiative de l’église catholique, à l’issue du concile Vatican II, la journée des communications sociales (qui a lieu le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte), manifestait à l’époque la prise de conscience des enjeux de société (moraux et spirituels) que représentaient les moyens de communication de masse. En France, cette journée est connue sous le nom de Journée Chrétienne de la communication et a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique.

Au cours de cette journée placée sous l’égide de la communication, les chrétiens sont invités à découvrir les médias et les supports de communication proposés par l’Eglise, à prier pour les hommes et les femmes professionnels de la communication, à récolter des fonds pour soutenir les services diocésains de l’information et de la communication.

À chaque époque, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. Elle utilise donc les moyens actuels : sites Internet, blogs, newsletters, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Et pour adapter sa communication aux mutations engendrées par les nouvelles technologies, elle a aussi besoin de former ses responsables.

«Afin que tu puisses raconter à ton fils et au fils de ton fils » (Exode 10,2). La vie se fait Histoire »

Chaque année, le  24 janvier en la fête de Saint François de Sales (patron des journalistes), le Saint-Siège publie un message à l’occasion de cette journée. En choisissant ce thème cette année, le pape François souligne l’importance de la « mémoire » dans la communication.

Lire le message sur le site de l’Eglise catholique de France

Lire le message sur le site du Vatican

 

Extraits choisis

Je veux consacrer le Message de cette année au thème de la narration, parce que je crois que, pour ne pas s’égarer, nous avons besoin de respirer la vérité des bons récits : des récits qui construisent, et non qui détruisent; des récits qui aident à retrouver des racines et la force d’aller de l’avant ensemble. Dans la confusion des voix et des messages qui nous entourent, nous avons besoin d’un récit humain, qui parle de nous et de la beauté qui nous habite. Un récit qui sache regarder le monde et les événements avec tendresse ; qui raconte que nous faisons partie d’un tissu vivant ; qui révèle l’entrelacement des fils par lesquels nous sommes rattachés les uns aux autres. (…)

1. Tisser des récits – L’homme est un être narrateur. Dès notre plus jeune âge, nous avons faim de récits comme nous avons faim de nourriture. Qu’ils soient sous forme de fables, de romans, de films, de chansons, de nouvelles … Les récits nous marquent, façonnent nos convictions et nos comportements, ils peuvent nous aider à comprendre et à dire qui nous sommes. (…) L’homme est un être narrateur parce qu’il est un être en devenir, qui se découvre et s’enrichit dans la trame de ses jours. Mais, depuis les origines, notre récit est menacé : le mal s’insinue dans l’histoire. (..)

2. Tous les récits ne sont pas bons –  « Si tu possèdes, tu deviendras, tu atteindras… », (..) Combien de récits nous intoxiquent, en nous persuadant que, pour être heureux, nous aurions constamment besoin d’avoir, de posséder, de consommer. Nous ne réalisons pratiquement pas à quel point nous devenons avides de tapages et de commérages ; nous consommons tant de violence et de fausseté. Souvent sur les toiles de la communication, au lieu de récits constructifs, qui sont un vecteur de liens sociaux et de tissu culturel, des récits destructeurs et offensants sont élaborés, détruisant et brisant les fils fragiles de la cohabitation. En rassemblant des informations non vérifiées, en répétant des discours insignifiants et faussement persuasifs, en blessant avec des propos de haine, on ne tisse pas l’histoire humaine, mais on dépouille l’homme de sa dignité.

3. Le Récit des récits – L’Écriture Sainte est le Récit des récits. Combien d’événements, de peuples, de personnes nous présente-t-elle! Elle nous montre dès le début un Dieu qui est créateur et en même temps narrateur. En effet, il prononce sa Parole et les choses existent (cf. Gn 1). A travers sa narration, Dieu appelle les choses à la vie et, au sommet, il crée l’homme et la femme comme ses interlocuteurs libres, générateurs de récits avec lui. (…) la Bible est la grande histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. Au centre se trouve Jésus : son histoire porte à son accomplissement l’amour de Dieu pour l’homme et en même temps l’histoire d’amour de l’homme pour Dieu. (…) Le titre de ce Message est tiré du livre de l’Exode, un récit biblique fondamental où l’on voit Dieu intervenir dans l’histoire de son peuple.  (…) L’expérience de l’Exode nous enseigne que la connaissance de Dieu se transmet avant tout en racontant, de génération en génération, comment il continue à être présent. Le Dieu de la vie se communique en racontant la vie. (…) Même les évangiles, ce n’est pas un hasard, sont des récits.

4. Une histoire qui se renouvelle – L’histoire du Christ n’est pas un patrimoine du passé, c’est notre histoire, toujours actuelle. (..) Chacun de nous connaît diverses histoires qui ont une odeur d’Évangile, qui ont témoigné de l’Amour qui transforme la vie. Ces histoires réclament d’être partagées, racontées, pour les faire vivre en tout temps, avec tout langage, par tous les moyens.

5. Une histoire qui nous renouvelle – Dans chaque grand récit, notre histoire entre en jeu. En lisant l’Écriture, les histoires des saints, ainsi que ces textes qui ont su lire l’âme humaine et mettre en lumière sa beauté, l’Esprit Saint est libre d’écrire dans nos cœurs, en renouvelant en nous la mémoire de ce que nous sommes aux yeux de Dieu. Quand nous faisons mémoire de l’amour qui nous a créés et sauvés, quand nous mettons de l’amour dans nos récits quotidiens, quand nous tissons de miséricorde la trame de nos jours, alors nous tournons la page. Nous ne restons plus attachés aux regrets et aux tristesses, reliés à une mémoire malade qui emprisonne nos cœurs mais, en nous ouvrant aux autres, nous nous ouvrons à la vision même du Narrateur. Raconter à Dieu notre histoire n’est jamais inutile : même si la chronique des événements reste inchangée, le sens et la perspective changent. Se raconter au Seigneur, c’est entrer dans son regard d’amour compatissant envers nous et envers les autres. Nous pouvons lui raconter les histoires que nous vivons, porter les personnes, confier les situations. Nous pouvons avec lui reprendre le tissu de la vie, en recousant les ruptures et les déchirures. Combien en avons-nous besoin, tous ! (…)

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, le 24 janvier 2020, Mémoire de Saint François de Sales

Franciscus