08/03/2026
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Programme
Un travail de mémoire et un devoir de justice
La journée annuelle de mémoire et de prière, voulue par les évêques de France, est célébrée chaque année, dans le calendrier liturgique, le troisième vendredi de Carême.
Cette journée répond à l’invitation du pape François à vivre une journée de prière pour les personnes victimes de violences sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église.
Le travail de mémoire est un devoir de justice envers les personnes victimes qui ont, dans leur chair et leur esprit, souffert de violences sexuelles. Elles le demandent comme signe de la reconnaissance des crimes commis mais également du silence et souvent du déni qui leur ont été infligés ; ce travail de mémoire est essentiel pour le processus de réparation.
Ce temps d’Église est aussi mis à profit pour faire prendre conscience à tous de la nécessité de prévenir et d’agir pour éviter toutes les situations qui peuvent conduire à des formes d’abus. C’est une responsabilité collective à avoir.
Pour l’ensemble des paroisses du diocèse de Saint-Etienne,
La JOURNÉE ANNUELLE DE PRIÈRE POUR LES PERSONNES VICTIMES DE VIOLENCE
a lieu le Dimanche 8 mars 2026 [3ème dimanche de Carême]
L’Enfant qui pleure et le texte Imbroglio

Imbroglio:
dans les yeux de l’enfant,
se mêlent la souffrance de la violence
subie, le déni de sa parole et une grande
solitude. Plus tard devenu adulte, à
l’imbroglio de son enfance se rajoutera
une colère d’avoir été mis en danger et
ne pas avoir été secouru. Il comprendra
que c’est toute la culture d’un système
qui a voulu se protéger au lieu de le
protéger. Et son imbroglio ne cesse de
se creuser autour de cette interrogation:
«Pourquoi ne peut-on pas lui rendre
justice?» C’est tellement vital pour lui
pour qu’enfin il puisse avoir la paix et
que cesse de couler sa larme d’enfance.
Une personne victime
Photo et texte dévoilés le 6/11/2021 à Lourdes,
Assemblée plénière des évêques de France.
« L’Enfant qui pleure » et le texte « Imbroglio » qui l’accompagne sont devenus le symbole des violences sexuelles commises dans l’Église. Au cours de la troisième semaine de Carême, l’Église nous demande de prier pour toutes les personnes victimes de violences sexuelles, d’abus de conscience ou de pouvoir au sein de l’Église.
« L’Église doit être un exemple. Elle doit aider à résoudre ces abus, elle doit les faire apparaître au grand jour aussi bien dans la société qu’au sein des familles. L’Église doit également offrir des espaces sûrs pour écouter les victimes, les accompagner psychologiquement et les protéger. Prions pour tous ceux qui souffrent à cause du mal reçu par les membres de la communauté ecclésiale : qu’ils puissent trouver dans l’Église elle-même une réponse concrète à leur douleur et à leur souffrance »
(Pape François, mars 2023).
Une antenne pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables
Le diocèse de Saint-Étienne a mis en place depuis plusieurs années une antenne pour la protection des mineurs et des personnes vulnérables. Cette instance est un lieu de veille par rapport aux situations de violences ; elle travaille à la prévention des violences par la formation, l’information et l’accompagnement ; elle organise des actions de prévention.
Une cellule d’accueil, d’écoute et d’orientation
L’antenne s’est dotée d’une cellule d’accueil, d’écoute et d’orientation qui est joignable par téléphone (04.77.59.30.66) ou par mail (preventionabus@diocese-saintetienne.fr).