Saint-Marcellin-en-Pilat – Bulletin mensuel n°14 – Novembre 2026
À l’occasion de la Journée des Défunts, deux personnes engagées auprès des familles endeuillées témoignent :
« Le moment qui précède la rencontre avec une famille peut être un peu angoissant. Nous demandons au Seigneur de nous aider et d’avoir les mots de réconfort pour les personnes qui ont perdu leur défunt, l’Esprit Saint nous aide à faire passer un message de foi et d’espérance. La rencontre avec les familles – et chaque famille est unique – est souvent très riche, même si cela nous demande du temps… Ces familles nous témoignent leur gratitude. Nous sommes apaisées et heureuses de leur avoir apporté une écoute et une aide. Quelques fois, ces familles sont loin de notre rituel religieux, mais elles demandent de passer à l’église pour leurs défunts. Une église qui se veut accueillante et ouverte à tous, pratiquants ou non. Nous les accompagnons dans ces moments douloureux, c’est notre mission. Les mots échangés, les textes retenus pour la cérémonie, me posent question et me permettent d’essayer de mettre en pratique et d’avancer dans la vie de tous les jours sur le chemin que le Christ veut pour moi. »
Saint-François-en-Forez -Saint-François Infos n° 11 – Novembre 2026
La mort et l’espérance
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » (Jn 11, 25)
La mort fait partie de notre existence, mais lorsqu’elle touche quelqu’un que nous aimons, elle nous bouleverse profondément. Elle crée un manque, fait surgir les larmes et parfois laisse place au silence et aux questions.
Dans ces moments, la foi chrétienne ne demande pas de cacher notre peine. Jésus lui-même a pleuré devant la tombe de son ami Lazare. Croire n’empêche pas de souffrir. Mais notre foi nous ouvre un chemin d’espérance. Parce que le Christ est ressuscité, nous croyons que la mort n’a pas le dernier mot. La vie de celui qui nous quitte n’est pas anéantie : nous la confions à Dieu, dans l’espérance de la résurrection. L’espérance, ce n’est pas oublier celui qui est mort. C’est continuer à l’aimer autrement, garder vivants les souvenirs et rendre grâce pour ce qui a été partagé.
Dans l’accompagnement des familles en deuil, notre rôle est souvent très simple : être présent, écouter, accueillir les larmes, ne pas chercher à supprimer sa peine, prier avec ceux qui souffrent, respecter les silences. Dans ce silence, une présence peut déjà devenir une forme d’espérance.
Une présence fidèle peut devenir un signe de l’espérance que nous annonçons. Au coeur de la mort, la foi chrétienne nous invite ainsi à regarder vers le Christ ressuscité et à croire en sa promesse : « Je suis avec vous tous les jours. » (Mt 28, 20). Même lorsque le chemin devient obscur, nous croyons que Dieu marche avec nous et que, dans sa lumière, la vie est plus forte que la mort.
Denise
Saint-Thomas-en-Val-de-Gier – Le Petit Saint-Thomas n° 133 – Sept.-oct.-nov. 2026
S’engager autrement …
À la retraite depuis un an, je m’étais toujours dit que je profiterais de ce nouveau temps pour m’investir davantage dans la vie de la paroisse et être davantage au service de la communauté.Membre de l’équipe liturgique à Doizieux depuis plusieurs années, j’ai rejoint l’équipe des funérailles en septembre dernier avec l’envie de donner un peu de mon temps et de venir renforcer l’équipe. Au fil des rencontres et des accompagnements, j’ai découvert combien cette mission était importante. Être présente auprès d’une famille qui vient de perdre un proche, l’écouter, l’accompagner avec simplicité et bienveillance, est un service qui me touche particulièrement. Aussi, après mûre réflexion, j’ai accepté en juin la responsabilité de correspondante de la pastorale du deuil. Je l’ai fait avec beaucoup d’humilité, car je sais que ce qui existe déjà repose sur l’investissement et l’expérience de nombreuses personnes. Mon intention n’est surtout pas de tout changer ou de tout chambouler. Je souhaite plutôt m’inscrire dans la continuité, faire perdurer ce qui fonctionne, faciliter l’organisation et la circulation des informations, afin que chacun puisse poursuivre son engagement dans de bonnes conditions. Je serais un relais, avec mon binôme de Ste Marie Madeleine, entre l’évêché et notre paroisse, en transmettant les informations, les orientations et les propositions, tout en restant attentive aux réalités de notre communauté. Une première rencontre est prévue jeudi 10 septembre avec tous les acteurs pour faire connaissance et connaître les attentes et les besoins de chacun.
Je vois cette responsabilité comme une mission de service, avec simplicité, écoute et confiance, et avant tout au bénéfice des familles que nous accompagnons.
Monique BERADO

































