Lorsque je dis que ma mission de pompier volontaire « nourrit l’âme »,je veux exprimer que cet engagement ne se limite pas à une activité ou à un service technique . Il touche quelque chose de plus intérieur et spirituel. En tant que chrétienne, être pompier volontaire me permet de vivre concrètement plusieurs valeurs essentielles de ma foi :
1. Le service du prochain : Aller au-devant des besoins des autres, parfois dans l’urgence ou le
danger, me rappelle l’appel du Christ à servir, à aimer et à secourir ceux qui souffrent. Ce don de soi n’est pas seulement un geste extérieur : il élève intérieurement et donne sens à ma vie.
2. La compassion et la solidarité : On rencontre des personnes dans leur vulnérabilité. Les accompagner, les rassurer, parfois sauver une vie, nourrit en moi un profond sentiment de compassion . Cela ouvre le cœur et renforce l’humanité que Dieu a déposée en chacun de nous.
3. L’humilité et la gratitude : Être confrontée à la fragilité de la vie me rappelle que chaque souffle est un don. Cela m’invite à l’humilité, à la prière et à la reconnaissance envers Dieu qui guide mes actions et me donne la force d’agir.
4. La vocation comme chemin intérieur : Je ressens que cette mission est une manière de vivre ma vocation de chrétienne : donner du temps, de l’énergie, parfois du courage, pour protéger et soutenir les autres. Ce don, même discret, nourrit mon âme parce qu’il s’inscrit dans une logique d’amour et de service.
Dire que « ma mission nourrit l’âme » signifie qu’elle m’aide à grandir spirituellement, à incarner les valeurs de l’Évangile, et à me sentir plus proche de ce que Dieu attend de moi dans le service de mes frères et sœurs.
Une pompière
Source : bulletin de la paroisse Saint-Charles de Foucauld, janvier 2026































