Mardi 6 octobre 2026 les acteurs de la pastorale de la santé étaient inviter à une journée de récollection sur le thème
Comment s’exprime la spiritualité sur la dernière étape de vie (EHPAD, Hôpital) ?
Comment la recevoir ?
avec le Pr Pascale VASSAL,
cheffe du service des soins palliatifs au CHU de St-Etienne,
présidente de Terre d’éthique, comité éthique territorial en santé
et M. Jean Pascal CHOURRY,
délégué diocésain de la Pastorale de la Santé et du handicap,
diocèse de Nice, spécialiste de la prise en compte du spirituel dans le parcours de soin.

Témoignage
Aumônier au CHU (Hôpital Nord) depuis un an, j’ai beaucoup apprécié cette journée de récollection sur la question de la spiritualité en fin de vie.
Au CHU, nous sommes régulièrement appelés en soins palliatifs par les familles des patients ou les soignants. Le témoignage du Pr Pascale Vassal nous a permis de mieux connaître ce service de l’intérieur et de mieux comprendre les enjeux éthiques de la fin de vie. Nous partageons avec les soignants le même souci d’être là, à côté de la personne souffrante et parfois de ses proches, dans l’écoute, la bienveillance, la fraternité et le respect de chacun.
M. Jean-Pascal Chourry nous a rappelé que la mission de l’aumônier est d’accompagner les besoins spirituels, au sens large, et pas uniquement de répondre aux demandes religieuses des catholiques (prière, sacrements…). Les patients ont souvent besoin de parler à quelqu’un de ce qu’ils vivent et ils vont mieux quand on les accompagne spirituellement. Depuis le début de ma mission, je me rends compte à quel point l’écoute est importante et fait du bien aux personnes hospitalisées. M.Chourry a souligné que les personnes avaient besoin d’être entendues dans leur souffrance. Face à leurs questionnements dans l’épreuve de la maladie (« pourquoi moi ? », « quel sens ? »), il ne s’agit pas de donner une réponse scientifique ou théologique, mais d’abord de se taire, d’écouter, d’aider le patient à cheminer, avant de dire une parole.
Écouter, accueillir ce que dit la personne, c’est en quelque sorte lui signifier « je suis là, je m’intéresse à toi, je ne t’abandonne pas ».
Nathalie Mazenq
























