Habiter le patrimoine
Père Bruno CORNIER
Administrateur du diocèse de Saint-Étienne
À l’approche de la venue du Pape Léon XIV en France, nous faisons nôtre cette prière et cet appel : « Pour que le monde ait la vie » (cf. Jn 6,51), invitation à reconnaître et accueillir le plus grand don que nous apporte le Christ Sauveur : la vie. Et la vie éternelle. La vie incarnée dans notre espace et notre temps… La vie qui dépasse l’espace et le temps. Appel qui commence ici et maintenant en servant la vie, pour que se révèle davantage en notre monde notre « magnifique humanité qui nous a été donnée et manifestée dans sa plénitude dans le Christ ».
La joie et la ferveur se perçoivent déjà autour de la visite du Pape dans notre pays. Mais il nous faudra aller bien au-delà du bonheur d’être rassemblés à Paris, Lourdes, Metz, ou devant nos écrans. Nous serons appelés à unir nos cœurs, nos esprits, en une prière profonde et intense pour que le monde ait la vie.
Dès maintenant, disposons-nous à entendre et accueillir comment le successeur de Pierre nous aidera à traduire l’Évangile dans le contexte de notre temps, de notre pays et de notre continent. C’est le moment de prendre une bonne respiration, posée, paisible ; décrisper nos cœurs et nos esprits pour que l’air pur de l’Évangile atteigne jusqu’aux plus fines ramifications de nos pensées et puisse orienter nos choix et nos actes.
« Aucune main ne suffit, à elle seule, à supporter le poids des défis pesant sur le monde, et aucune n’est si faible qu’elle ne puisse apporter sa contribution » (…) À chacun sa part : « Scientifiques et chercheurs, entrepreneurs et travailleurs, éducateurs et législateurs, société civile, mouvements populaires et communautés de foi. Telle est la logique de la subsidiarité qui valorise la coopération entre les générations, entre les peuples, entre les disciplines et les cultures comme voie royale pour favoriser la stabilité, la prospérité et la paix. Les tensions et les divergences ne doivent pas faire peur : elles peuvent devenir des énergies créatives lorsqu’elles sont guidées par une responsabilité partagée. » (MH 13)
Au-delà de ces quelques jours de fin septembre, nous aurons pour défi de nous imprégner du message, de l’accueillir dans toute son ampleur et dans toute sa finesse. En nous remémorant telle parole ou tel geste symbolique. En lisant ou relisant personnellement tel discours ou telle homélie. Et aussi en en parlant, dans nos fraternités, mouvements, paroisses, pour exprimer ce qui a pu nous toucher, ce que nous avons découvert, ce qui a élargi nos cœurs.
Pour que le monde ait la vie !



































